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Né au Pakistan dans une famille de huit enfants, Ali Akbar se retrouve dès cinq ans dans la rue à travailler pour ramener de l’argent à la maison. Le seul refuge de ce petit garçon qui reste malgré tout rêveur est la lecture et une soif d’apprendre qui ne le quittera jamais. À 18 ans, il quitte enfin sa famille et s’embarque comme mousse sur un bateau, avec un peu d’argent et pas de papiers. Commence alors pour lui un long périple au cours duquel il vagabondera de la Grèce à l’Afghanistan en passant par la Chine et bien d’autres pays, pour débarquer un beau jour en France, vivant de petits boulots, trouvant refuge au mieux dans des chambres sordides, le plus souvent sous les ponts. Quand on vit dans la rue, les mains tendues sont rares, et les raisons de leur faire confiance encore plus. Pourtant Ali se liera d’amitié avec Cavanna, qui lui offrira un abri, un local à Charlie Hebdo, et un premier emploi : vendeur de journaux. Depuis 20 ans, Ali parcourt des dizaines de kilomètres chaque jour pour vendre ces journaux : ils auront été son passeport pour une vie plus heureuse pour lui, mais surtout pour les siens. |